Le RFN au cœur de la stratégie numérique de la Francophonie à New York

En décembre 2025, à l'invitation du Centre de ressources sur la gouvernance du numérique et de l’IA de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Marie Grégoire, présidente du Réseau, a porté la voix des institutions patrimoniales lors d'une réunion préparatoire aux Nations Unies. Cette intervention renforce le positionnement du RFN comme acteur de la souveraineté culturelle et numérique. 

 

Le RFN : Un réservoir de données stratégiques pour l'IA 

Face à l'omniprésence de l'anglais dans les modèles de langage (qui occupe plus de 80 % des données d'entraînement), Marie Grégoire a rappelé que le RFN, fort de ses 31 membres répartis sur 5 continents, détient la « matière première » indispensable pour corriger ce déséquilibre. Les archives physiques une fois numérisées représentent le capital nécessaire pour que les futurs outils technologiques reflètent la diversité linguistique et culturelle. Dans un effort de découvrabilité, l'engagement du RFN vise à rendre les contenus francophones plus visibles et accessibles dans l'univers de l'IA générative. 

 

Agir pour la solidarité numérique 

Cette mission de souveraineté ne peut toutefois se faire sans une solidarité concrète. Si la numérisation est le socle de tout projet d’IA, l'accès aux ressources reste inégal. En Afrique, plus de la moitié des institutions membres ne disposent pas encore des moyens nécessaires pour numériser leurs fonds de façon systématique. 

 

Un engagement réaffirmé pour 2026 

L'action du RFN s'inscrit directement dans la lignée d’orientations internationales, notamment la déclaration de Villers-Cotterêts (2024) et la déclaration de Québec (2025), qui placent les bibliothèques et centres d'archives au cœur du paysage numérique. 

Par sa contribution active, le RFN pose les jalons de l'atelier multi-acteurs qui sera organisé mi-2026 juin par l’OIF. Le RFN souhaite se positionner comme le garant d'une transition numérique inclusive, où la numérisation du patrimoine immatériel permet de développer des outils technologiques représentatifs de la diversité du monde francophone.